06
août
2010


Dossier de partenariat > pdf, 22.4 Mo

Carnet de route "all in one" > pdf, 4.0 Mo


Récit de mon passage au Brésil - 18 avril 2010 > pdf, 24 ko

Récit de mon passage en Bolivie29 juin 2010 > pdf, 32 ko

Récit de mon passage au Pérou22 juillet 2010 > pdf, 44 ko


Communiqué de presse de Sierra Echo du 16 février 2010 > pdf, 495 ko

Article paru dans "L'écho" du 26 février 2010 > pdf, 450 ko

17
juillet
2010

Sur les côtes du Pacifique

Me voila à nouveau sur la route pour rejoindre cette fois ci Ica. Je découvre des paysages magnifiques, la route qui défile est entourée d’un désert de sable. Bien évidemment le vent est de la partie mais à l’exception de me fatiguer plus rapidement, il n’enlève rien à la beauté de la région. Je passerai mon dernier bivouac en plein désert, à un jour de mon arrivée à Ica, car dès ce moment il ne me reste que peu de nuits hors des villes et les abords de la route sont trop peuplés pour y planter ma tente. Sans en être vraiment sur, je réalise qu’il s’agit probablement de mon dernier bivouac, ce qui sera effectivement le cas...

Me voila arrivé à Ica, le choc... La ville déborde de motos taxis et petites voitures qui klaxonnent sans une seconde de répit. Après quelques minutes je suis déjà fatigué de ce vacarme interminable de klaxons qui me rendent fou. Tous les véhicules du plus grand au plus petit klaxonnent sans cesse, c’est inimaginable et vraiment insupportable. Le second choc est de découvrir un énorme centre commercial rempli de magasins de mode, fast food, super marché, etc. Le contraste avec toutes les petites échoppes qui se trouvent dans la ville et que j’ai eu l’habitude de voir jusqu’à aujourd’hui est énorme. Cela fait des mois que je n’avais pas revus autant de produits disponibles, autant de choix et autant de modernité...

L’attraction principale d’Ica est l’oasis de Huachachina. Il s’agit d’un magnifique oasis en plein milieu du désert. L’endroit est exceptionnel et vraiment reposant, spécialement après l’effervescence du centre. Depuis l’oasis je fais un tour en buggy. Je m’attendais à un tour dans le désert mais il s’agissait en réalité d’un tour qui ressemblait plus à une montagne russe avec des montées vertigineuses sur les dunes suivi de descentes verticales, de sauts, etc. Les 8 passagers du buggy hurlent à n’en plus finir, l’expérience est extraordinaire.

Après Ica, je retrouve un peu de calme sur la route que je reprends pour rejoindre le jour même Pisco. Une grande partie de la ville fût détruite par le tremblement de terre de 2007, dont l’épicentre était à Pisco. La ville garde encore les stigmates de cette catastrophe et la plupart des bâtiments sont partiellement ou totalement détruits.

Après 128 jours d’aventure, je vois pour la première fois le bout du continent, l’Océan Pacifique...
Depuis Pisco j’ai visité les îles Ballestas, qui sont surnommées les Galapagos des pauvres. Ce n’était pas la meilleure saison pour observer la grande diversité d’oiseaux et d’animaux mais je pouvais néanmoins voir plusieurs pingouins, lions de mer et une quantité impressionnante d’oiseaux. Le parcours se poursuit dans la Réserve National de Paracas pour découvrir de plus près le littoral Pacifique avec ses magnifiques couleurs et je me rends alors compte que je suis vraiment parvenu de l’autre côté du continent...

Après la visite de Pisco, je pars pour mes derniers jours de route car je ne suis plus qu’à une centaine de kilomètres de Lima. Afin de ne pas oublier ces derniers jours de vélo, le ciel m’a réservé un temps nuageux et gris, sans soleil durant les 2 derniers jours et du vent de face pour rendre le parcours plus difficile et fatiguant. Lors de ma dernière journée, une femme qui marchait en sens inverse m’aborde pour discuter et après quelques minutes m’invite à manger chez elle. Un excellent souvenir qui résume en grande partie l’accueil et l’amabilité que m’ont offert les Péruviens.

Après 130 jours d’aventure, plus de 6'300 kilomètres parcourus et des milliers de souvenirs et expériences inoubliables, j’arrive aux portes de Lima.
Il me reste quelques jours avant de quitter le Pérou, ce qui me permet de visiter la ville durant plusieurs jours. Le changement est radical, des bâtiments énormes, des centres commerciaux à chaque coin de rue et des chaînes de fast food les uns à côté des autres par dizaine, impossible donc de ne pas trouver un MacDonald, Pizza Hut, Starbuck Coffee, etc.

Après avoir vécu des moments difficiles et fatiguant tant moralement que physiquement, après des expériences uniques, des découvertes inoubliables et des rencontres magiques, l’aventure prendra fin prochainement, car il sera temps de prendre l’avion pour arriver en Suisse le samedi 24 juillet... et faire place à une nouvelle aventure.

L’aventure continue...

07
juillet
2010

De Cusco à Nasca

Après les quelques jours passés à Cusco, je reprends la route en direction de Nasca, direction l’Océan, mais à ne pas s’y méprendre, ce n’est pas parce que je vais direction l’Océan que ça descend, au contraire. Après de belles longues descentes viennent les horriblement longues et difficiles montées dont notamment deux grosses journées avec des dénivelés de plus de 1'000 mètres. Après un col sans fin, je me rends compte que je suis passé de 3'000 mètres à plus de 4'300 mètres en uniquement 38 km …
Au final le passage le plus haut se fera à 4'600 mètres.

A cette altitude les nuits sont beaucoup, beaucoup plus fraîches, heureusement que mon sac de couchage est excellent (TrangOworld, merci à Sport@Import) et me garde bien au chaud, à l’exception du bout du nez qui reste à l’extérieur pour respirer et qui est lui glacé...

Les paysages sont extraordinaires mais le plus incroyable est d’observer les changements radicaux de paysage et végétation car en quelques jours je passe de 4'000 mètres où les terres sont arides, sèches et le temps venteux pour ensuite descendre à 2'000 mètres et retrouver la végétation, les arbres et autres plantes vertes pour remonter ensuite, à l’approche de Nasca, à plus de 3'000 mètres et découvrir un paysage nouveau, complètement sec avec parfois des dunes de sable, on se croirait en plein désert.

Je passe ma dernière nuit avant Nasca à quelques 2'600 mètres, entouré de montagnes dont une particulièrement impressionnante, plus haute que les autres et entièrement couverte de sable. L’horizon est d’un bleu parfait et opaque où je ne distingue que partiellement la fin de la chaîne de montagnes, on se croirait au bout du monde… je réalise à ce moment, symboliquement, que ce n’est pas le bout du monde mais la fin de mon aventure qui approche, je suis alors pris d’un sentiment bizarre entre joie et mélancolie. Je passerai de longues minutes à regarder une dernière fois le soleil se coucher derrière les montagnes et faire place peu à peu aux étoiles. Je prends alors conscience qu’il s’agit de mon dernier bivouac à cette altitude.

Avec la tombée de la nuit, je distingue au loin, aux pieds des montagnes, les lumières d’une petite ville, il s’agit de Nasca que je rejoindrai le lendemain matin après 50 km de pure descente dans un décor incroyable où seule la route goudronnée ressort au milieu de ces montagnes couleur sable. Tout au long de la descente, je comprends que cette belle et longue descente est aussi le symbole d’une arrivée qui approche aussi vite que je suis entrain de dévaler cette route asphaltée…  Je m’arrête donc à plusieurs reprises pour prendre quelques photos et apprécier ces derniers instants d’altitude au milieu de nulle part.

A Nasca, le jour de mon arrivée j’ai fait le tour incontournable en avion au dessus des lignes de Nasca. Un vol de 35 minutes dans un tout petit avion de 4 places qui vous retourne l’estomac telle une attraction de grand huit, heureusement que je n’avais rien mangé avant le vol. L’avion tourne brusquement à gauche puis à droite, afin que l’on puisse voir les fameuses figures au sol. L’une des passagères était d’ailleurs bien contente d’avoir un petit sachet en plastique à sa disposition. Je suis finalement soulagé d’être de retour sur la terre ferme, surtout après toutes les histoires d’accidents que l’on entend dans la région.

J’ai ensuite fait un tour d’une journée afin de visiter différents sites archéologiques, petits musées et obtenir des informations sur l’extraction d’or que les mineurs continuent à ce jour à extraire dans les nombreuses mines de la région.

Lors de mon dernier jour dans la ville je me décide à descendre en "Sandboarding" le Cerro Blanco, cette énorme montagne qui culmine à 2'079 mètre et entièrement couverte de sable que j’avais découvert il y a quelques jours du haut des montagnes. Il s’agit de la plus grande dune de sable au monde avec une hauteur de 1'000 mètres (de sable).

Départ de Nasca le matin à 5h suivi d’une marche de 2h30 au travers des dunes de sable qui m’offrira une vue imprenable sur des paysages complètement nouveaux, uniques et vraiment incroyables. Je trouve même dommage de marcher et laisser mes empruntes de pieds dans ce sable si lisse et parfait. Une fois arrivé au sommet il est temps de faire la descente de quelques minutes et je me rends compte que je ne dois pas avoir la bonne technique car je descends vraiment lentement, impossible de tourner, etc. Bref, j’ai clairement préféré les 2h30 de marche et l’incroyable beauté des lieux que l’attraction principale qu’était la descente… Encore une petite heure de marche pour rejoindre la route où une voiture nous récupère pour nous ramener au centre.

Après avoir passé 3 jours à découvrir Nasca, je reprends la route en direction de Ica, que je compte rejoindre d’ici 2 jours...

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